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CARTE INTERHUMAINE _ se repérer

2017-2018

Au cours de cette recherche sur la malléabilité interhumaine, j’ai considéré la relation (l’angle communicationnel et perceptif d’un phénomène partagé) comme espace lui-même fertile à l’émergence du changement. M’exposant au vaste et au non-savoir (où le rapport du savoir est impossible) (Blanchot, 1969, p.309), j’ai conjugué le sensible et l’intensité d’une relation dans un projet laboratoire trouvant sa propre nécessité. Quatre oeuvres "cartes interhumaines" ont été créées suivant l'analyse du processus de recherche "Un lieu malgré soi, sur le chemin qui fait défaut".

Les cartes interhumaines réalisées organisent d'une certaine façon le tracé des données sensibles issues des correspondances menées avec une communauté de jardiniers volontaires du projet Point d'arrêt. Nous avons cultivé chacun chez soi une petite patate crochetée et nous avons échangé nos observations de ce jardin singulier. Ce fut l'occasion de constater les similitudes de nos jardins intérieurs respectifs, par exemple.

Les correspondances ont été multiformes : courriels, photographies, rencontres téléphoniques et visites aux jardins des personnes participantes.

Suivant les récoltes des correspondances, la forme et le contenu des échanges (artéfacts, observations des changements en soi, l'évolution et la poésie du récit de soi) ont servi de terreau pour créer les œuvres.

 

UN LIEU MALGRÉ SOI, SUR LE CHEMIN QUI FAIT DÉFAUT

L'essai de cette recherche porte sur l’exploration de diverses notions traversant ma pratique artistique : la pensée géographique, psychosociale et philosophique. Et elles mettent en lumière le processus de recherche et création du projet Point d’arrêt, initié au printemps 2015. Plus spécifiquement, la conception de cartes dites interhumaines est abordée, à travers l’évolution du projet, comme moyen d’archiver une parole de l’invisible d’une relation sociale.

Dans l'essai, les prémisses du projet d’art relationnel Point d’arrêt sont examinées. Ensuite, j’expose comment la dimension expérientielle du projet se manifeste par l’indécidabilité et comment celui-ci permet de considérer le RIEN communiqué comme espace de transformation du contenu sensible d’une relation. Finalement, l’avenue théorique et pratique de cette recherche s’ouvre sur la vulnérabilité et le désir de l’impossible comme accès à la poésie de l’expérience relationnelle. Et où l’objet cartographique exprime un lieu malgré soi, sur le chemin qui fait défaut.

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Les images suivantes sont celles des documents d'analyse (fouiller le terreau) des correspondances :

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Les images suivantes sont celles des cartes interhumaines réalisées et présentées au Musée Paul-Émile Borduas (2018) :

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